Vous avez dit intelligence du coeur ?

La recherche scientifique révèle qu’une intelligence réside dans le coeur et montre comment celui-ci communique avec le cerveau et le reste du corps. Lorsque l’intelligence du coeur est sollicitée, elle peut réduire la pression artérielle, améliorer le système nerveux et l’équilibre hormonal et faciliter les fonctions cérébrales.

Au-delà des démonstrations scientifiques, le coeur nous relie à une intelligence supérieure à travers un domaine intuitif où l’âme et l’humain fusionnent. Ce domaine intuitif est beaucoup plus grand que ce que la capacité perceptrice de la race humaine n’a encore été capable de saisir.

Nous pouvons développer cette capacité perceptrice en apprenant à faire ce que les sages et les philosophes nous encouragent depuis des sièces: écouter et suivre la voix du coeur. Il s’agit d’aligner l’intelligence du coeur et celle du cerveau afin que le mental, les émotions et le corps fonctionnent de façon optimale, en harmonie. En cultivant cet état d’harmonie intérieure, une plus grande sollicitude et des sentiments de compassion nous augmentons notre capacité à répondre aux nombreux défis de la vie avec aisance et assurance.

Le but est d’atteindre un degré supérieur de bien-être mental et émotionnel ainsi que d’expansion de la conscience et à ressentir une satisfaction accrue de la vie dans sa globalité.

Qu’est-ce que l’intelligence?

Depuis des décenies, les chercheurs essaient de comprendre la nature de l’intelligence. Les premiers tests de mesure du Q.I. ont été conçus, au début du vingtième siècle, afin de mesurer l’intelligence en tant que capacité cognitive et intellectuelle, et nos systèmes éducatifs ont été réglés de façon à permettre le développement des deux. Parce qu’on a trouvé que le résultat de ces tests n’augmentait pas beaucoup entre la garderie et l’age adulte, quelque fût la quantité d’éducation reçue, beaucoup d’experts en Q.I. ont déclaré que l’intelligence était héréditaire et ne pouvait être changée. Ils ont approuvé des estimations largement différents du caractère héréditaire de l’intelligence, allant de 40% à 80%.(Goleman D. Emotional Intelligence).

Les intelligences multiples

Puis, en 1985, Howard Gardner publia sa recherche sur les « intelligences multiples » dans son livre Frames of Mind, qui contestait nos idées reçues à propos de l’intelligence. Gardner détermina que l’intelligence était bien plus que le simple intellect. Il avança que le système humain avait plusieurs genres d’intelligences distincts , comme le logico-mathématique, le spatial, le musical, le corporel-kinesthésique, l’intrapersonnel (associé à la connaissance de soi) et interpersonnel (associé à la connaissance des autres). La recherche de Gardner amena beaucoup de gens à réexaminer la vision traditionnelle de l’intelligence en tant que construction unidimensionnelle et à reconsidérer les facteurs qui déterminent le succès personnel, social et professionnel (Gardner H. Frames of Mind).
Ses découvertes incitèrent les éducateurs à créer de nouveaux programmes scolaires pour aider les enfants à apprendre au moyen de leur intelligence dominante. Par exemple, les enfants dotés d’une forte intelligence corporello-kinesthésique apprennent les mathématiques en utilisant des jeux physiques et des mouvements, afin d’augmenter la capacité d’apprentissage, la compréhension et la mémorisation.

L’intelligence émotionnelle

Plus tard, au cours des années 80, John Meyer, un psychologue de l’université de New Hampshire, et Peter Salowey, de Yale, formulèrent ensemble une nouvelle théorie de « l’intelligence émotionnelle », qui donne forme à la qualité de nos relations « intrapersonnelles » et interpersonnelles. La définition de l’inteligence émotionnelle de Mayer et Salowey comprend cinq domaines: connaître ses émotions; gérer ses émotions, se motiver; reconnaître les émotions des autres; gérer ses relations.
Le développement de l’intelligence émotionnelle implique la conscience de soi, qui consiste à « prendre conscience de notre humeur et de nos pensées à propos de notre humeur » (Goleman D. Emotional Intelligence).

En 1985, Reuven Bar-On, un psychologue clinicien et professeur de médecine de l’université de Tel Aviv, à inventé l’expression « quotient émotionnel » (ou Q.E.). Bar-On consacra plus de quinze années de recherche au développement d’un test psychologique formel ayant pour but de mesurer l’intelligence émotionnelle des gens. A partir de sa recherche et de ses résultats, il résuma commue suit les qualités qui contribuent à l’intelligence émotionnelle:

« On croit que les individus ayant la plus grande intelligence émotionnelle sont ceux qui sont capables de reconnaître et d’exprimer leurs émotions, qui possèdent une vision positive d’eux-mêmes, et sont capables d’actualiser leurs capacités potentielles et de mener une vie plutôt heureuse; ils sont capables de comprendre la façon dont les autres se sentent et de créer et entretenir des relations interpersonnelles mutuellement satisfaisantes et responsables, sans devenir dépendants des autres; ils sont généralement optimistes, flexibles, réalistes et réussissent assez bien à résoudre des problèmes et à affronter le stress sans perte de contrôle ».

En 1996, Daniel Goleman publia son livre révolutionnaire L’intelligence émotionnelle. Sa recherche exhaustive confirmait que le succès , dans la vie, est davantage fondé sur notre habilité à gérer nos émotions que sur notre capacité intellectuelle, et qu’un manque de succès est le plus souvent dû à notre mauvaise gestion des émotions. Sa recherche permet d’expliquer pourquoi de nombreux individus dotés d’un Q.I. élevé échouent, tandis que d’autre ayant un Q.I. modeste remportent un succès exceptionnel. Selon Goleman, la bonne nouvelle, concernant l’intelligence émotionnelle, c’est que, à la difference du Q.I., elle peut être développée et augmentée tout au long de la vie.

Alors, à présent, avez- vous envie d’apprendre à écouter et à suivre votre intelligence du coeur?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

"La croissance de l'homme ne se fait pas du bas vers le haut mais de l'intérieur vers l'extérieur." Franz Kafka